Lifou (Drehu)
La plus grande des îles Loyauté (plus grande que la Martinique) s’atteint en 40 min d’avion depuis Nouméa. Par beau temps, le voyage dégage de très belles vues sur la Grande Terre.
Les îles Loyauté (Maré, Ouvéa et Tiga sont les 3 autres) sont habitées par des populations mélanésiennes conquises au XVII° siècle par des Polynésiens qui leur ont donné une structure féodale perdurant aujourd’hui et se superposant aux divisions administratives avec plus ou moins de bonheur… Il y a peu d’immigrants, européens ou autres, parce qu’elles ont été déclarées réserves autochtones dès 1899 après avoir été annexées par la France en 1864. Beaucoup de leurs habitants émigrent vers Nouméa où ils forment une élite canaque fortement marquée par son identité de l’une ou l’autre des îles.
L’île de Lifou, un ancien atoll surélevé en plusieurs étapes, constituée d’un plateau entouré de falaises qui peuvent atteindre 100m, est habitée par 5 à 10 000 personnes. Le sol est constitué de corail mort dans les creux duquel se nichent quelques cultures vivrières. On y voit encore beaucoup de cases traditionnelles, souvent à côté de maisons en tôle. La case traditionnelle, mieux isolée sert souvent de chambre. Il y a peu d’activités : culture de la vanille et tourisme sont embryonnaires de ce qu’ils pourraient être. La côte, ne peut s’atteindre qu’en quelques points privilégiés ; les plages de sable blanc ou les rochers de corail déchiquetés offrent de très beaux paysages.
Les paysages sous-marins sont de toute beauté, mais l’unique club de plongée a dû fermer à cause de difficultés avec les autorités coutumières. Les habitants vivent principalement des transferts d’argent effectués par le gouvernement calédonien, l’état français et par ceux qui ont quitté l’île. Tout le monde se connaît et nous étions toujours avec le cousin du beau-frère de…
Je suis arrivée à Xepenehe mardi après-midi et Benoît m’a rejointe vendredi matin. Vous trouverez dans un autre article quelques indications sur l’école pastorale de Béthanie. Du côté du tourisme, nous avons profité des plaisirs de la mer : baignades,
belles promenades parmi les poissons et les coraux, canoë dans une superbe baie, dégustation d’une langouste (pêchée par David), de crabes de cocotier (qui ne sont pas des crabes mais d’énormes bernard-l’hermite capables avec leur pince de casser une noix de coco ; succulents) ;
j’ai observé les tortues marines, visité une vanilleraie au milieu d’un beau jardin tropical. Le prêt d’une voiture nous a permis samedi de faire le tour de quelques points remarquables de l’île et d’aller admirer des fonds sous-marins coralliens et des grottes creusées par la mer, de découvrir des points de vue depuis des caps ou des falaises. Nous avons aussi eu l’occasion vendredi d’une promenade en bateau avec David et ses enfants. Dimanche matin, culte à la tribu de Xepenehe en langue drehue et sainte Cène avec du taro et de l’eau de coco. Dépaysement garanti et impression forte de fraternité dans cette célébration…
Retour dimanche après-midi à la capitale où l’animation et le modernisme nous surprennent presque !
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